Les rêveries d'un promeneur en Bretagne

 

 

Notre mal nous tient en l'âme : or elle ne se peut échapper à elle-même. montaigne

 

 

 

 

Le brouillard est froid, la bruyère est grise ;
Les troupeaux de bœufs vont aux abreuvoirs ;
La lune, sortant des nuages noirs,
Semble une clarté qui vient par surprise

Je ne plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.

Le voyageur marche et la lande est brune ;
Une ombre est derrière, une ombre est devant ;
Blancheur au couchant, lueur au levant ;
Ici crépuscule, et là clair de lune.

Je ne plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou
V. HUGO

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Comme il faisait trop chaud dans la chambre à coucher,
Nous passâmes la nuit, tous nus, sur un rocher
Que battait l’Océan. Douce et mystérieuse,
L’anémique Phébé nous servait de veilleuse.

Au loin, là-bas, bramait un vieux rhinocéros,
Et nous faisions pipi dans des nids d’albatros.
Un long flot déferla, nous inondant d’écume,
Mais nous n’en pûmes pas déguster l’amertume,
Notre bouche étant close à cet instant béni,
Par les lèvres de l’autre. Ah, c’est bon d’être uni !
A. ALLAIS

 

 

 

 

 

 

 

 

D’un coup d’aile,
J’ai renversé le monde
Et l’ai traversé.

Mes serres accrochées au sol,
Pour échapper au vertige
Et ne pas chuter vers les étoiles,
Je regarde le vide
Etendu sous moi.

Suspendu à la terre,
Tel une chauve-souris,
Les espaces infinis m’envoûtent,
Trou noir hypnotique,
Gravitation irrésistible.

Et le corps s’allonge
Pour toucher la Création.
Je suis désormais rayon de lumière.

 

 

 

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